Projection :
Tout le monde sait désormais ce que LeBron James est capable de faire. Son talent intrinsèque n'est plus à chercher et encore moins contesté. Capable de scorer, de prendre des rebonds, d'offrir des caviars à ses coéquipiers, de défendre dur, « The Chosen One » est également capable de faire gagner son équipe comme lors du match 5 en finale de conférence face à Detroit où il inscrit 48 points – dont les 25 derniers des Cavs – pour arracher la victoire en double prolongation 109-107. Le tout à seulement 23 ans. Pourtant, ses efforts seuls ne peuvent suffir et les NBA Finals rapidement fait atterrir tous ceux qui croyaient en Cleveland. Ces derniers ne devaient être pas si nombreux que ça d'ailleurs au regard des audiences TV très faibles, synonyme d'absence de "show-time" et de suspense. Il ne pouvait en être difficilement autrement compte tenu du pedigree défensif des deux équipes. Baclée 4-0 par des Spurs dominateurs dans tous les secteurs du jeu, la finale 2007 ne rentrera pas dans les annales des plus belles joutes de l'histoire. Sans aucune recrue cet été, les Cleveland Cavaliers s'exposent donc à de sérieuses difficultés cette saison, le modèle basé sur les performances seules de sa star LeBron James ayant des limites. Des victoires qui seront d'ailleurs d'autant plus difficiles à aller chercher que le niveau de la conférence Est s'est globalement renforcé cet été avec les arrivées à Boston de Kevin Garnett et Ray Allen ou encore de Rashard Lewis à Orlando. Solides à l'intérieur avec Gooden, Ilgauskas, Varejao voir Marshall, le talon d'Achille des Cavaliers se situe au niveau de la ligne arrière avec en meneurs de jeu Daniel Gibson et Shannon Brown qui n'ont que leur saison rookie comme seul « back-court ». Eric Snow (34 ans) et Damon Jones (31 ans) pourront toujours apporter leur expérience à défaut de leur vitesse de jambe. L'avenir immédiat semble des Cleveland Cavaliers semble donc se tourner vers un certains Larry Hughes, ou plutôt la santé de Hughes. Capable d'alimenter la marque et de défendre dur (meilleur intercepteur en 2005), Larry Hughes est aussi sujet à de – trop – nombreuses blessures. L'ailier n'a en effet jamais joué plus de 73 matchs par saison depuis le début de sa carrière, la saison 2006-07 avec 70 apparitions relevant quasiment de l'exploit. L'adage « qui veut aller loin ménage sa monture » ne peut pas mieux lui aller. Cela vaut également pour l'équipe toute entière...
Ils sont arrivés : Aucune recrue.
Ils sont partis : Aucun départ.
Les + :
LeBron James tout simplement.
Des automatismes en place et un vécu collectif qui peut faire la différence.
Les - :
Aucun renfort provenant du marché des transferts.
La santé fragile de Larry Hughes.
5 Majeur Type : Clique ici